Je vois que les masses laborieuses avides de savoir se pressent auprès des moniteurs, voici donc la réponse. Pourquoi faut-il aller jusqu’en Nouvelle-Zélande pour trouver le plus bel héritage Art Déco du monde ? Parce que Napier a été rasée en 1931 par un tremblement de terre maousse et par les incendies qui en ont résulté. La ville a ensuite été reconstruite en deux ans, selon des principes très modernes : élargissement des voies, enfouissement des câbles électriques ou téléphoniques, et utilisation des styles architecturaux en vogue, Art Déco, donc, mais aussi Spanish Mission, Prairie, etc.
Vu l’état de l’économie mondiale en 1931, c’est le seul exemple de ville entièrement construite à cette époque, et ce fut même pendant un moment la ville la plus moderne du globe.
Napier was a distillation of what was happening everywhere in the 20 years between the two World Wars, when “being modern” was everything.
Je ne suis pas particulièrement amateur d’architecture, et encore moins spécialiste du domaine, mais je dois dire que j’ai été ravi de parcourir le petit itinéraire qui permet de découvrir les plus beaux immeubles, très bien commenté dans un petit fascicule disponible à l’office du tourisme dont la citation ci-dessus est extraite. Mais en fait c’est toute la ville qui joue le jeu et fait l’effort d’harmoniser les enseignes, décorations, etc. Par moments, on s’attend vraiment à croiser Betty Boop dans un hall d’hôtel.
Parmi les autres activités de la journée, l’escalade de Bluff Hill, un promontoire chicos qui offre un magnifique (mais pas très photogénique) panorama sur la baie, et une visite très dispensable à l’aquarium qui m’a cependant permis de voir mes premiers kiwis vivants. Ne me demandez pas ce qu’ils fichaient là, et pour répondre à une question récente d’Alain, il ne reste plus que très peu de kiwis en Nouvelle-Zélande. Par contre ils ne savent plus quoi faire des opossums : si quelqu’un a une idée…
J’écoute : Arab Strap, Elephant Shoe. Je profite de ce voyage pour redécouvrir ma discothèque, et cet album-là est une excellente surprise.
Y’z'ont qu’à faire comme nous avec les quetches … de la confiture.
J’ai une autre suggestion quant à quoi faire avec les kiwis, mais bon… , avec long bec comme avec peau rugueuse, c’est un peu délicat. En ce qui concerne les opossums, je n’ai pas d’ (autre) idée mais je suis sûre que Marcel (je l’ai dit au hasard, je te jure) va nous aider. Quant à Vlou, je ne lui demande même pas de contribuer tant qu’elle fera de la confiote dégueulasse avec des quetches dégueulasses – tout le monde sait que les quetches, à part en eau de vie (et encore) -, c’est comme moi, y’a rien à en tirer. Bon Frankie, je vais finir mon Ladoix…
Je suis pas très loquace question “commentaire”, mais en ce début d’année, je ne peux pas faire l’impasse !
Bonne année 2009 à toi et un grand merci pour ton blog. En te lisant, on imagine les visages, les odeurs, les couleurs et les émotions de tous les pays que tu traverses. C’est que du bonheur.
Bonne route.
PS : un grand merci aussi à la personne qui colle les épingles sur GoogleMaps !
Les néo-zélandais ne nous ont pas attendu pour le découvrir : les opossums, c’est pour fourrer. D’ailleurs, ils font de la fourrure dans tous les styles avec, pulls, chapeaux, manteaux, peluches, ils ne savent plus quoi en foutre… Ca doit être le seul pays du monde où les écolos sont partisans de la fourrure…
Tiens, les opossums en eau de vie, c’est une idée ; je vois bien la bestiole mariner dans une bouteille. Mais comment fait-on pour le faire rentrer ?
Pascale : comment, comment, comment ? En temps que bon alsacien qui se respecte, je me dois de taper du poing sur la table en lisant cette vilipendage de la quetsche, notre second fruit national à côté du choux, de la patate et du lard. Je tiens à rappeler qu’on en fait des pâtisseries très délicates, à base de ladite confiture, de canelle, de trop de sucre et de trop de gras.
Sur ces considérations gastronomiques, et pour finir d’indigner les Brigitte Bardot de tout poils qui ne manqueront pas de lire ce blog, je propose une rencontre au sommet : choucroute d’opossum vs Ladoix …
Vlou, vite, un dessin illustrant l’alcool d’opossum, j’adore d’avance – le dessin je veux dire !!!
Excellent cette architecture vraiment ! Ca change !
Bon ce matin j’arrive en retard, j’ai donc été devancé sur les blagues à 2 francs autour du kiwi. Y a vraiment une forte concurrence sur ce genre de blagues sur ce blog !
Content en revanche d’apprendre que j’ai un collègue ALsacien sur le blog.
100% d’accord avec Julien, vive la questch !
La quetsch d’Alsace c’est un peu comme la mirtre Corse, un truc que si on en boit et qu’on est pas de là-bas on a un peu de mal à apprécier… Tiens d’ailleurs en Nouvelle Zélande, à part des kiwis disparaissant et des oppossum pullulant, ils n’ont pas un fruit alcoolisable ?
Tout ça ne vaut pas un bon kwin aman !
Aaaaah, super album, cet Elephant Shoe, le meilleur que je connaisse d’Arab Strap, je me souviens que le beat de Cherubs faisait vibrer les enceintes – et le meuble qui les soutenait -de l’appart du 15ème certains dimanche matins, et puis la façon dont Aidan Moffat prononce ‘i see cherubs’ en roulant le ‘r’ ! Le bon vieux temps, quoi.
J’ai la réponse pour Vlou. Voici la recette de l’alcool de questsche au possum :
prendre une bouteille d’un litre en verre blanc (on voit mieux ce qu’il y a dedans), y faire pénétrer un bébé opposum (moins d’une semaine), bien le nourrir jusqu’à ce qu’il atteigne une taille raisonnable dans la bouteille, remplir la bouteille d’une bonne eau de vie de questsche, bien reboucher, laisser massérer quelques mois. Dès que la fourrure de l’oppossum parvient à une belle couleur ambrée, votre alcool de questsche est prête à être dégustée (avec ou sans glaçons).
Est ce la froiditude qui rend les cerveaux lents ? (Désolée Marcel que je ne connais peut-être pas !) @ Eric : quelle audace de comparer l’incomparable myrthe corse à la plate quetsche qui flirte avec la Moselle!
Je ne sais pas ce que vous faites avec les quetsches, mais apparemment il faut rectifier le tir
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NZ is such a great country.
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