Après une matinée à la superbe lamaserie de Yonghegong, départ en métro vers le Palais d’Été. Là aussi, le tourisme de masse a frappé : les pédalos sillonnent le lac Kunming, le pavillon sur l’eau est transformé en baraque à hot-dogs, et la galerie qui abritait du soleil cette punaise de Cixi est maintenant envahie par la populace. Il faut grimper la colline de la Longévité millénaire pour trouver un peu de calme, et bénéficier d’un panorama magnifique sur Pékin épargné par la pollution.
En revenant vers le centre, je fais un crochet vers le site des Jeux de 2008. C’est un vrai choc de découvrir la grandeur de l’endroit : une esplanade immense, et ces bâtiments insensés que sont le Nid d’oiseau et le Cube d’eau, encore plus beaux lorsqu’ils s’éclairent à la nuit tombante, même si l’effet est un peu gâché par les haut-parleurs qui beuglent en boucle la scie olympique « One world, one dream ». Londres va avoir un peu de boulot après ça pour ne pas donner l’impression d’organiser les prochains Jeux dans une cuisine (et bon courage aussi à Milan pour 2015).
Cixi, l’impératrice ?