Kuala Lumpur, 12 décembre, 23h00

Activité très réduite aujourd’hui, d’autant qu’un fort impressionnant orage m’a cloué à l’hôtel une bonne partie de l’après-midi, à regarder les éclairs tomber sur les buildings environnants.

Avant cela, j’ai tout de même pu visiter plus en détail le centre historique et Chinatown, puis tenter une séance de shopping dans les malls ultramodernes du triangle d’or. Un échec piteux, mon lecteur MP3 m’extrayant suffisamment de la réalité pour me transformer en simple spectateur de mes propres déambulations, parfois de véritables courts-métrages très wendersiens.

Travelling le long des couloirs dallés de marbre. Numb, d’Archive, très fort en bande-son. Des guirlandes bleues et des branches de sapin s’enroulent autour des colonnes blanches. Trois emo-boys très coiffés gloussent à l’entrée d’une boutique TAG Heuer ; une femme distribue des prospectus. Escalator vers la sortie : la chaleur qui tombe sur les épaules fait presque trébucher. Un Starbucks Coffee à gauche : les serveuses indiennes portent un bonnet rouge à pompon. Une rame de monorail passe au ralenti au-dessus du boulevard.

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9 réponses à “Kuala Lumpur, 12 décembre, 23h00

  1. Waaaaa.
    Que n’y-a-t’il une caméra dans ton oeil ; je me promènerais bien dans tes courts-métrages.
    J’écoute « Numb », et avec ta description, une touche de Wenders et un soupçon d’Hal Hartley, je me fais le montage toute seule. 🙂

  2. Tu peux toujours te consoler en te disant que tes photos de nuit sont une nouvelle fois magnifique.
    Pour le reste, au vu de ton post, il me semble qu’il est grand temps d’envisager un départ ! 😉

  3. Heureusement que j’ai toujours mon YouAllLookTheSameToMe avec moi. J’ai pu réécouter la chanson sur le champ. Et les autres aussi.

  4. Je te sens comme englué dans la toile de la grande et prédatrice ville, petit papillon. L’orage passé, sèche tes ailes et envole-toi de nouveau.

  5. Quand tu parles beau comme ça, j’en perds mes mots…

  6. Sans être chauvin, je préfère Luang-Prabang :-))

  7. Et la caravane passe…

  8. Sinon, « petit papillon », ça te va à merveille…
    Et ça me fait penser tant aux bosses enneigées de là-où-tu-sais que nous survolons régulièrement avec la légèreté de l’insecte en question, qu’à quelques parties de volley et autres de water-polo, plus estivales, durant lesquelles nous démontrons aussi fréquemment notre agilité, que nous envient toutes les gazelles et tous les dauphins du monde.
    Merci Romain 😉

  9. Ca ressemble à une sorte de « Lost in translation » dans une description futuriste, ton voyage… En tous cas, le gentil papillon en Malaisie serait gentil de ne pas déclencher de tempête en Californie (même si la probabilité est faible).

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