Île de Pâques, 30 janvier, 20h00

Première vraie journée sur Rapa Nui, débutée par la visite du petit mais intéressant musée de Hanga Roa, et de quelques moai situés à sa proximité, et poursuivie avec l’ascension de Rano Kau, le volcan qui constitue l’extrémité sud-ouest de l’Île.

Il n’y a que 300 mètres à gravir, mais c’est assez pénible en plein cagnard. À l’arrivée, on est largement récompensé ; ma mâchoire m’est littéralement tombée sur les pieds quand s’est soudainement révélé ce paysage sidérant : le cratère du volcan, gigantesque, ouvert sur l’océan par le miracle d’un effondrement partiel, et 200 mètres plus bas le lac quasiment recouvert d’îlots végétaux qui ne reflète plus que par taches le bleu du ciel.

En approchant la côte par le bord du cratère, on arrive sur Orango, un village cérémoniel entouré d’à-pics sur trois côtés, point de départ des prétendants au titre d’homme-oiseau (lire aussi Earth, de David Brin, et d’ailleurs lire tout Brin pendant qu’on y est), l’arrivée étant l’un des îlots situés en face du village (et il fallait revenir avec un œuf). Rien que dévaler la falaise, je ne vois même pas comment c’est possible.

Je reviens à Hanga Roa dans la soirée, alors que se prépare la cérémonie d’ouverture du festival Tapati qui va durer deux semaines ; dès que le lightshow est branché, le courant saute dans la moitié de l’île, mais ce n’est pas bien grave puisque tout le monde est ici, et ça me permet en rentrant après le (sympathique) spectacle de voir la Voie Lactée dans toute sa splendeur, deuxième image merveilleuse de la journée.

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9 réponses à “Île de Pâques, 30 janvier, 20h00

  1. Salut mon ami,
    vraiment, les dernières photos de Tahiti et celles de l’île de Pâques, super.
    Il faudra aussi nous mettre plus souvent des photos de toi, surtout avec un si beau casque ! Sérieusement, ça fait plaisir de te voir dans le décor que tu nous décris si bien.
    Soigne bien ton dos.

  2. Je soutiens la motion de Robert et j’ajouterais bien un petit alinéa : pourrait on voir aussi quelques autochtones. Il doit bien y avoir de vrais gens dans ces contrées exotiques.

  3. Ben voui, mais j’ose pas photographier les gens, je suis un grand timide.

  4. [non, je ne voulais pas prétendre donner un la 440, mes gros doigts gourds m’ont trahi]

    La Voie Lactée, comme tu en as de la chance, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu celle-là.

    Rien qu’en photos, la vue du volcan est superbe, en vrai, ça doit donner des frissons.

    Bon, je vais lire tout Brin, c’est parti.

  5. Mais il y a des moais avec chapeau et des moai sans chapeau. Et puis, il y en a avec des yeux et d’autres sans des yeux. Est-ce lié à un caprice du temps ou à une hiérarchie sociale ancestrale gravée dans le basalte ?

  6. Là, on vient d’en prendre plein les mirettes avec le lac de cratère : il semble que le microclimat qui y règne permette à la vigne d’y pousser (vigne-vierge, hélas ! )
    Mais personnellement, j’ai flashé sur la grotte des cannibales à marée haute.
    Cela semble nous avoir privé d’une représentation de l’homme-oiseau, et sans doute de considérations de haute-volée sur le cannibalisme (d’aucuns semblent prétendre que doigts et orteils étaient considérés dans l’île de Pâques comme mets de choix ; Jack Thieuloy, dans «L’Inde des grands chemins», conseille je crois d’autres morceaux).
    Quant au triathlon d’enfer, la doyenne des classiques polynésiennes (Orongo-Trois Motu-Orongo), on peut vraiment dire que les missionnaires n’aimaient pas le sport en plein-air (en chambre non plus ? sauf les «figures imposées» !). À ce propos, j’ai découvert en surfotant gaiement sur le Net, que les pascuans ont immortalisé dans la pierre des sexes féminins stylisés : mais qu’en est-il donc ?
    Paris sous la neige exige des preuves !

    Après le Kéa en NZ, nul doute que tu arrives à nous gratifier d’une photo de Tiuque (milvago chimango), petit rapace d’importation qui s’est (trop) bien adapté.

    PS : La photo aérienne de l’île sur Wikipédia resitue bien le cratère

  7. Très belle description de l’ascension de Rano Kau – on s’y croirait

  8. Ouah ! Impressionnant tout ça.
    Sinon Tapati en quoi consiste le festival du même nom ? 😉
    Y la fête dans les rues apparemment mais quel est l’objet exact de cette fête ?
    Je te laisse à Brin moi je retourne dans une triple trilogie de BD (New Harlem, New Byzance et New York) que l’on m’a prêtée et c’est pas mal du tout.
    Avis aux amateurs qui semblent nombeux sur ce blog.

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