Puerto Varas, 14 février, 20h00

Puerto Varas, au bord du lac Llanquihue, pourrait facilement passer pour une ville d’Europe centrale : l’influence allemande, présente dans tout le pays, est ici particulièrement notable. On trouve de l’Apfelstrudel dans les restaurants et man spricht Deutsch dans beaucoup d’endroits (et il y a bien sûr de la cerveza Kunstmann, « das gute Bier » de Valdivia).

Malheureusement, le temps lui aussi est un peu allemand : couvert, plutôt frais et bouché. Mes projets de trek sur les pentes du volcan Osorno n’y ont pas résisté : après m’être promené en ville (belles maisons de bois et étonnante église style « Forêt noire ») et avoir dejeuné d’un excellent congrio con puré, je me suis posé au bord du lac pour écouter de la musique en faisant des mots croisés (vicieux).

Dans l’après-midi, je fais un saut à la grande ville, Puerto Montt, à une vingtaine de kilomètres, pour acheter un billet de bus un peu compliqué. L’affaire se révèle plus ardue que prévu et se termine en une mémorable séance téléphonique avec un gars que j’entends à peine et qui de toute façon ne comprend pas un mot d’anglais. L’opératrice finit par venir à mon secours en voyant mes gestes désespérés et elle obtient après de longues palabres un numéro de réservation, qui reste quand même à confirmer demain. Rien n’est simple.

J’en profite pour faire un tour dans Puerto Montt ; la ville est en pleine effervescence : une course cycliste, une expo « Tuning 2009 » sur la place d’armes (trois Jackys avec leur 206 vaguement kittée), une fête à Neu-Neu et même le Gran Circo Ruso sobre Hielo (nuevo y diferente), dont la camionnette tourne dans les rues en hurlant des annonces pour le spectacle du soir.

Quand je reviens à Puerto Varas, le temps s’est levé et je peux enfin admirer le majestueux volcan coiffé de neige, aussi beau que celui de Villarrica.

J’écoute 1 : Elbow, The Seldom Seen Kid. C’est rare qu’un album qu’on trouve génial à la première écoute résiste sur la durée, mais celui-là oui, et il s’améliore même au fil du temps. Ceci dit, je ne suis pas très objectif sur Elbow : j’adore tout de A à Z, je trouve que leurs arrangements sont d’une subtilité rare et que la voix de Guy Garvey est une des plus belles sur le marché.

J’écoute 2 : Deftones, White Pony. C’est un autre genre, mais j’adore la façon dont Chino Moreno chante presque jusque et presque en rythme. Ce type a des possibilités vocales stupéfiantes (cf. Knife Party).

Publicités

7 réponses à “Puerto Varas, 14 février, 20h00

  1. Vas-tu, comme m’sieur Darwin, assister à une éruption de l’Osorno ?
    Un XV gaulois super inhibé ne nous a guère ravi hier au SdF.
    It’ still life …

  2. Ah il faut tenter la fête à neuneu chilienne ! je suis sûr que ça vaut le détour ou tout du moins le cirque, un clown chilien… le pied ! Tiens au passage, je suis aller voir un clown français, Julien Cottereau, simplement magique. Avis aux amateurs même s’il ne doit pas rester un max de date.

  3. Je trouve que ton nouvel APN a un bon rendu, notamment la série faite à Castro où les couleurs sont très fidèles.

  4. Franck, il paraît que Chino a quelques soucis vocaux et qu’il ne chante plus en live que comme un marcassin enroué.

    C’est quand même incroyable de trouver une église comme ça en plein Chili, je ne l’aurais pas cru.

    @Alain : hihi

  5. Ah ben oui, mais forcément, à crier comme ça, aussi.

  6. @Romain > Dis, s’il te plaît, Romain, tu pourras me le faire le cri du marcassin enroué ? Si !! S’il te plaît !!! Allez !!!

  7. Le marcassin enroué :

    « HiiiiiReuReuReuRoooHiii ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s